Accueil>Newsletter>La petite histoire du mois – janvier 2026

LA PETITE HISTOIRE DU MOIS

Fautes inexcusables au bureau : les propos dégradants !

 Dans les échanges sur la vie de l’entreprise, on évoque souvent l’obligation de sécurité de l’employeur : celui-ci doit protéger ses salariés, prévenir les risques et garantir un environnement sain. Mais il ne faut pas oublier que cette obligation est également celle de chaque salarié.

La Cour de cassation vient de le rappeler dans une affaire récente* : un directeur commercial a été licencié pour faute grave après avoir tenu, sur son lieu et temps de travail, des propos à connotation sexuelle, sexiste, raciste et stigmatisant l’orientation sexuelle de certains collègues. Ces paroles, répétées à plusieurs reprises, ont heurté et affecté la santé psychique des autres salariés, rendant impossible son maintien dans l’entreprise.

Le salarié contestait son licenciement, affirmant avoir simplement voulu faire de l’humour dans le cadre d’échanges privés, mais les juges n’ont pas retenu cette défense. Peu importe le ton ou la prétendue appréciation de certains : ce type de propos dégradants nuit à la dignité et au bien-être de tous.

La Cour rappelle ainsi qu’au-delà de l’employeur, tout salarié a l’obligation de veiller à sa santé et à sa sécurité, mais aussi à celles de ses collègues et des personnes qui l’entourent au travail, conformément à l’article L. 4122-1 du code du travail. Cette obligation est issue du droit européen et s’applique à tous, qu’on ait ou non un pouvoir hiérarchique.

En conclusion : chaque salarié doit adopter un comportement respectueux et responsable pour préserver le climat de travail. En cas de propos ou d’attitudes dégradantes, la sanction peut aller jusqu’au licenciement pour faute grave.

* Cass. Soc., 5 nov 2025, n° 24-11.048