LA PETITE HISTOIRE DU MOIS
Pour un match de foot, une agence recrute des hôtesses et exige de toutes un brushing lisse impeccable, digne d’une pub pour shampoing.
Une candidate prévient : avec sa nature de cheveux, ce lissage-là relève plus du miracle que de la coiffure.
Verdict de l’agence : pas de brushing, pas de mission.
Sauf que le Défenseur des droits n’a pas trouvé ça très fair-play.
Le 20 mai 2026, il tranche :
- refuser d’embaucher quelqu’un parce que ses cheveux ne rentrent pas dans le moule capillaire imposé, c’est une discrimination liée à l’apparence physique
Carton rouge :
L’agence doit revoir ses pratiques côté recrutement, former ses équipes à la non-discrimination, et réparer le préjudice de l’hôtesse évincée.
Le club n’est pas épargné non plus : en donnant cette consigne capillaire, il a lui-même incité à discriminer. Il devra désormais s’assurer que le look imposé aux hôtes et hôtesses ne fait pas de tri sur la texture des cheveux, et sensibiliser son personnel.
Ça ne date pas d’hier
La Cour de cassation avait déjà dégainé en 2022, en interdisant à une compagnie aérienne d’empêcher un steward de porter des tresses en chignon.
Une proposition de loi contre la discrimination capillaire avait même été votée par l’Assemblée nationale en mars 2024… avant de prendre la poussière au Sénat.





